{"id":34,"date":"2018-01-18T17:12:47","date_gmt":"2018-01-18T16:12:47","guid":{"rendered":"http:\/\/gpm-avocats.com\/?p=34"},"modified":"2021-07-18T17:23:44","modified_gmt":"2021-07-18T15:23:44","slug":"enterrement-de-premiere-classe-pour-la-reserve-hereditaire-une-revolution-du-droit-des-successions-internationales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gpm-avocats.com\/index.php\/2018\/01\/18\/enterrement-de-premiere-classe-pour-la-reserve-hereditaire-une-revolution-du-droit-des-successions-internationales\/","title":{"rendered":"Enterrement de premi\u00e8re classe pour la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire : une r\u00e9volution du droit des successions internationales"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Enterrement\nde premi\u00e8re classe pour la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire&nbsp;: Une r\u00e9volution du droit\ndes successions internationales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par deux arr\u00eats (Cass\n1<sup>\u00e8re<\/sup> civ. N\u00b016-13.151&nbsp;: JurisData n\u00b02017-018698 et Cass 1<sup>\u00e8re<\/sup>\nciv. N\u00b016_178.198&nbsp;: JurisData n\u00b0 2017-018703) du 27 septembre 2017, la premi\u00e8re\nchambre civile de la Cour de Cassation \u00e9carte \u00e9nergiquement le caract\u00e8re d\u2019exception\nd\u2019ordre public dont b\u00e9n\u00e9ficiait la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire dans l\u2019ordre international,\nalors m\u00eame que les deux esp\u00e8ces pr\u00e9sentaient un lien \u00e9troit avec la France. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>La similitude des faits et la concomitance des\naffaires ont permis la Haute Juridiction d\u2019en faire un enterrement de premi\u00e8re\nclasse en mettant un terme d\u00e9finitif \u00e0 la controverse d\u00e9j\u00e0 ancienne qui portait\nsur le point de savoir qui l\u2019emportait, en mati\u00e8re testamentaire, de la libert\u00e9\nde tester du testateur, ou de la protection des h\u00e9ritiers r\u00e9servataires (v. en\nparticulier en faveur du respect de la r\u00e9serve <em>M. Grimaldi &#8211; Br\u00e8ves r\u00e9flexions sur l\u2019ordre public et la r\u00e9serve\nh\u00e9r\u00e9ditaire Defrenois 2012 p.755 n\u00b07, <\/em>et contra<em> M. Revillard &#8211; Jusrisclasseur Civil code art. 718 \u00e0 892 Fasc. 30 n\u00b0\n62)<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Les faits, largement comment\u00e9s par la doctrine\nla plus autoris\u00e9e (<em>Cass. 1<sup>re<\/sup>\nCiv., 27 sept. 2017, n\u00b0167-13.151&nbsp;: JurisData n\u00b02017-018698 &#8211; La Semaine\nJuridique \u2013 Edition G\u00e9n\u00e9rale n\u00b047, 20 novembre 2017, 1236 \u2013 La r\u00e9serve\nh\u00e9r\u00e9ditaire \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019exception d\u2019ordre public international \u2013 Note C.\nNourissat et M. R\u00e9villard<\/em>), sont connus. Deux compositeurs fran\u00e7ais,\ninstall\u00e9s aux Etats-Unis depuis plusieurs d\u00e9cennies, avaient r\u00e9alis\u00e9 le r\u00eave\ncalifornien&nbsp;: brillante carri\u00e8re \u00e0 Hollywood, remariage\n\u00ab&nbsp;am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb et constitution de trusts dont les b\u00e9n\u00e9ficiaires\n\u00e9taient leur seconde \u00e9pouse et leurs enfants communs. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans les deux cas, ils avaient toutefois eu une\nvie ant\u00e9rieure en France, et laissaient plusieurs enfants de premiers lits,\nnationaux et r\u00e9sidents fran\u00e7ais, qui contestaient leur exclusion de la\nsuccession en invoquant d\u2019abord \u00ab&nbsp;feu le droit de pr\u00e9l\u00e8vement&nbsp;\u00bb (<em>E<\/em><em>. Fongaro, \u00ab&nbsp;Feu le droit de pr\u00e9l\u00e8vement&nbsp;\u00bb, JCP N 2011, art.\n1236<\/em>) \u00e9tabli par la loi du 14 juillet 1819 et ensuite le caract\u00e8re d\u2019ordre\npublic de la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire. <\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9cidant que \u00ab&nbsp;<em>la<\/em> <em>loi \u00e9trang\u00e8re [\u2026] qui ignore\nla r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire n\u2019est pas en soi contraire \u00e0 l\u2019ordre public\ninternational fran\u00e7ais<\/em>&nbsp;\u00bb, la Cour de Cassation inscrit ces deux arr\u00eats\ndans une logique d\u00e9sormais incontestable tant en droit fran\u00e7ais qu\u2019europ\u00e9en d\u2019un\naffaiblissement de la protection de la famille et de la solidarit\u00e9 familiale,\nau moins dans sa version patriarcale traditionnelle, h\u00e9rit\u00e9e du code civil, et\nau-del\u00e0, de la tradition romano-germanique. En ce sens, ils touchent, pour\ncertains, aux fondements et \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre m\u00eame du droit fran\u00e7ais des\nsuccessions (<em>M. Gor\u00e9 \u2013 Defr\u00e9nois \u2013 12\noctobre 2017 \u2013 n\u00b022 \u2013 page 26<\/em>). Ils rev\u00eatent donc une importance\nparticuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Des arr\u00eats attendus\u2026<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>D\u2019aucuns ont d\u2019ailleurs pu estimer que ces\nd\u00e9cisions de la Cour de Cassation \u00e9taient \u00ab&nbsp;courues d\u2019avance&nbsp;\u00bb (<em>M. Nicod \u2013 Droit de la Famille n\u00b011,\nNovembre 2017 Comm. 230&nbsp;: La r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire et l\u2019ordre public\ninternational fran\u00e7ais&nbsp;: ou comment concilier libert\u00e9 et solidarit\u00e9<\/em>),\ntant il est vrai, qu\u2019attaqu\u00e9 de toute part, le caract\u00e8re d\u2019ordre public de la\nr\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire semblait compromis dans l\u2019ordre international. <\/p>\n\n\n\n<p>En ce sens, le Conseil Constitutionnel avait\nlargement ouvert la voie \u00e0 cette jurisprudence de la Cour de Cassation, en\nabrogeant le droit de pr\u00e9l\u00e8vement (<em>d\u00e9cision\ndu Conseil Constitutionnel du 5 ao\u00fbt 2011 n\u00b02011-159 QPC<\/em>) qui permettait aux\nh\u00e9ritiers fran\u00e7ais de \u00ab&nbsp;pr\u00e9lever&nbsp;\u00bb leur part successorale sur les\nseuls actifs fran\u00e7ais de leur auteur (en se voyant attribuer le cas \u00e9ch\u00e9ant\nl\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ceux-ci) dans l\u2019hypoth\u00e8se, notamment, o\u00f9 le <em>de cujus <\/em>les en avait, soit\nvolontairement &#8211; par testament &#8211; soit involontairement &#8211;&nbsp; en \u00e9tablissant&nbsp; son dernier domicile dans un Etat ignorant la\nr\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire &#8211; priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le droit de pr\u00e9l\u00e8vement constituait en quelque\nsorte le bras arm\u00e9 de l\u2019h\u00e9ritier d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9. Son abrogation revenait donc \u00e0\npriver les h\u00e9ritiers r\u00e9servataires de la seule arme&nbsp;efficace dont ils\ndisposaient pour faire respecter leurs droits dans l\u2019ordre international, une\nd\u00e9cision fran\u00e7aise visant la succession d\u2019un d\u00e9funt r\u00e9sidant d\u2019un Etat ignorant\nla r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire, n\u2019ayant, dans la plupart des cas, aucune chance d\u2019\u00eatre\nex\u00e9cut\u00e9e dans ledit Etat.<\/p>\n\n\n\n<p>La loi de l\u2019Etat de New York (<em>New\nYork Estates, Powers and Trust Law \u00a73-5.1(h)<\/em>) pr\u00e9voit par exemple que\nle <em>de cujus <\/em>peut soumettre \u00e0\nla loi de ce seul Etat la d\u00e9volution des actifs successoraux qui y sont situ\u00e9s,\nind\u00e9pendamment du lieu de son <em>domicile <\/em>ou\nde sa r\u00e9sidence. Une jurisprudence fameuse, rendue pr\u00e9cis\u00e9ment au sujet\nde la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire de droit fran\u00e7ais, qu\u2019elle refusait d\u2019appliquer, illustre\nparfaitement l\u2019impossibilit\u00e9 de la faire reconna\u00eetre et appliquer dans un Etat\nqui, comme celui de New York, l\u2019ignore et l\u2019exclut. (<em>Renard, 56\nN.Y.2d 973 (1982<\/em><em>)<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Qui doivent \u00eatre analys\u00e9s \u00e0\nl\u2019aune du R\u00e8glement UE n\u00b0 650\/2012 du 4 juillet 2012\u2026<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Ces deux d\u00e9cisions, rendues sous l\u2019empire du droit ant\u00e9rieur au R\u00e8glement\nEurop\u00e9en \u00ab&nbsp;Succession&nbsp;\u00bb n\u00b0 650\/2012 du 4 juillet 2012, mais\npost\u00e9rieurement \u00e0 sa publication, doivent \u00eatre analys\u00e9es \u00e0 l\u2019aune dudit\nR\u00e8glement dont\nl\u2019une des innovations majeures a consist\u00e9 \u00e0 introduire la <em>professio juris <\/em>en droit international priv\u00e9des successions. Il permet <em>de\nfacto <\/em>aux nationaux des Etats ignorant la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire, r\u00e9sidant\ndans des Etats qui la connaissent, de s\u2019en lib\u00e9rer par la d\u00e9signation de leur\nloi nationale pour le r\u00e8glement de leur succession. <\/p>\n\n\n\n<p>A cet \u00e9gard, la Cour de cassation l\u00e8ve une\nhypoth\u00e8que importante relative \u00e0 la mise en \u0153uvre du R\u00e8glement, puisque\ncelui-ci pr\u00e9voit, en son article 35, la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9carter une disposition\nde la loi gouvernant une succession si son application est manifestement\nincompatible avec l\u2019ordre public du for. Ainsi, il semble hautement improbable\nque la Cour de Cassation invoque un jour cet article pour \u00e9carter l\u2019application\nd\u2019une disposition de droit anglais ou am\u00e9ricain. <\/p>\n\n\n\n<p>Les arr\u00eats comment\u00e9s constituent donc autant la cons\u00e9quence logique de\nla refonte du droit europ\u00e9en des successions que de la d\u00e9cision du Conseil\nConstitutionnel pr\u00e9cit\u00e9e, fond\u00e9e sur un principe \u00ab&nbsp;absolu&nbsp;\u00bb d\u2019\u00e9galit\u00e9\net sur le caract\u00e8re discriminatoire du droit de pr\u00e9l\u00e8vement, qui prot\u00e9geait les\nseuls h\u00e9ritiers fran\u00e7ais au d\u00e9triment des h\u00e9ritiers \u00e9trangers. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9cision du Conseil Constitutionnel \u2013 qui statuait sur une question prioritaire de\nconstitutionnalit\u00e9 pos\u00e9e par les h\u00e9ritiers du compositeur de la premi\u00e8re esp\u00e8ce \u2013 constitue en quelque sorte le pr\u00e9lude des\ndeux arr\u00eats comment\u00e9s, qui illustrent l\u2019affaissement de la conception traditionnelle d\u2019un ordre\npublic international fran\u00e7ais reposant sur la notion de \u00ab&nbsp;principe de\njustice universelle&nbsp;\u00bb (Cass. 1\u00e8re civ., 25 mai 1948, Lautour) et\nl\u2019av\u00e8nement d\u2019une conception moins \u00ab&nbsp;imp\u00e9rialiste&nbsp;\u00bb, qui r\u00e9pond plus\nmodestement \u00e0 l\u2019exigence de\nprotection de \u00ab&nbsp;principes essentiels du droit fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb (Cass.\n1\u00e8re civ., 8 juill. 2010, n\u00b008-21.740). <\/p>\n\n\n\n<p>Ils aboutissent ainsi, pour imposer\nl\u2019\u00e9galit\u00e9 entre h\u00e9ritiers \u00e9trangers et fran\u00e7ais<em>, <\/em>et par une ironie\npiquante, \u00e0 supprimer le principe \u2013 apparemment moins \u00ab&nbsp;<em>essentiel&nbsp;<\/em>\u00bb<em> \u2013<\/em> de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre h\u00e9ritiers tout court.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous notons \u00e0 cet \u00e9gard avec int\u00e9r\u00eat la solution exactement inverse, en\nce qu\u2019elle repose justement sur la nationalit\u00e9 du d\u00e9funt, retenue par la\nr\u00e9cente loi mon\u00e9gasque n\u00b01.448 sur le droit international priv\u00e9 qui pr\u00e9voit en\nson article 63 que \u00ab&nbsp;<em>le droit applicable \u00e0 la succession [\u2026] ne peut\navoir pour effet de priver un h\u00e9ritier de la r\u00e9serve que lui assure le droit de\nl&rsquo;\u00c9tat dont le d\u00e9funt a la nationalit\u00e9 au moment de son d\u00e9c\u00e8s, ni d&rsquo;appliquer\nla r\u00e9serve \u00e0 la succession d&rsquo;une personne dont le droit de l&rsquo;\u00c9tat dont elle a\nla nationalit\u00e9 au moment de son d\u00e9c\u00e8s ne conna\u00eet pas ce r\u00e9gime<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Mais dont la port\u00e9e\nexacte est incertaine.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La Cour de Cassation a pris soin de pr\u00e9ciser,\ndans les deux arr\u00eats comment\u00e9s qu\u2019une loi \u00e9trang\u00e8re pourrait toutefois \u00ab&nbsp;<em>\u00eatre \u00e9cart\u00e9e [\u2026] si son application concr\u00e8te\n[\u2026] condui[sait] \u00e0 une situation incompatible avec les principes du droit\nfran\u00e7ais consid\u00e9r\u00e9s comme essentiels<\/em>&nbsp;\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Elle conserve ainsi une limite \u00e0 la disparition\nde la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire dans l\u2019ordre international en fixant un\n\u00ab&nbsp;seuil&nbsp;\u00bb au-del\u00e0 duquel la contrari\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre public serait\nconstitu\u00e9e et qui serait l\u2019existence d\u2019une <em>situation\nde pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9conomique et de besoin<\/em> que certains ont pu consid\u00e9rer comme\nun \u00ab&nbsp;\u00e9quivalent fonctionnel&nbsp;\u00bb anglo-saxon \u00e0 notre r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire\n(<em>H. Fulchiron \u2013 Recueil Dalloz 2017 p.\n2310 \u2013 23 novembre 2017 n\u00b040<\/em>). Reste donc \u00e0 savoir comment cette pr\u00e9carit\u00e9\nsera \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous noterons enfin que, si l\u2019arr\u00eat d\u2019appel (<em>CA Paris, P\u00f4le 3 1<sup>er<\/sup> Ch. 11 mai\n2016, n\u00b014\/26247&nbsp;: JurisData n\u00b0 2016-009541&nbsp;; JCP N 2016, n\u00b038, 1280\nnote P. Bonduelle, G. Michaux, J. Leforestier<\/em>) qui reconnaissait les effets\ndu trust, sans recours \u00e0 la th\u00e9orie de l\u2019assimilation, pouvait laisser augurer d\u2019une\nr\u00e9ception directe du trust dans le cadre de la dynamique d\u2019abord implicite\n(Cass. 1<sup>\u00e8re<\/sup> civ., 20 f\u00e9vr. 1996, Cts Zieseniss c\/ Ch. Zieseniss et\nA.), puis explicite (Cass. com. 13 septembre 2011, Belv\u00e9d\u00e8re, n\u00b010-25.533,\nJurisData n\u00b02011-018623) de r\u00e9ception du trust en droit fran\u00e7ais, la Cour de\nCassation n\u2019a pas souhait\u00e9 s\u2019aventurer sur ce terrain. Sans doute n\u2019est-ce que\npartie remise&nbsp;; une r\u00e9volution \u00e0 la fois. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Geoffroy Michaux &#8211;\u00a0GPM\u00a0Avocats<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Patrice Bonduelle \u2013 Notaire Associ\u00e9 \u2013 Michelez\nNotaire<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Premi\u00e8re publication <\/strong>dans <em>La Revue Fiscale du patrimoine<\/em>, Janvier 2018<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/gpm-avocats.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/succession.pdf\">succession<\/a><a href=\"http:\/\/gpm-avocats.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/succession.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>Download<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enterrement de premi\u00e8re classe pour la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire&nbsp;: Une r\u00e9volution du droit des successions internationales Par deux arr\u00eats (Cass 1\u00e8re civ. 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